Overload - On change de cap

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien.

Après 8 mois de travail (30 weekly envoyés, 900 inscrits, 55% d’open rate en moyenne, 40% de CTR et +1000 liens envoyés) je vais réduire la voilure d’Overload à 1 édition mensuelle voire bi-trimestrielle.

Ce qui a commencé comme un projet sans importance m’a permis de faire de belles rencontres et découvertes.

Merci à tous pour vos feedbacks encourageants.

Mais.. ( oui, il y a toujours un mais :) )

Chaque édition me prend entre 20 et 25h et je vais pour le moment, à contre courant.

Mon Bilan

  1. La curation a un long avenir devant soi mais dans un monde où la quantité de contenus disponibles ne fait qu’augmenter, j’ai tendance à penser que la recommandation doit être personnalisée et chirurgicale.

    En regardant votre feed youtube et spotify, demandez vous : est ce qu’une curation humaine fait encore sens à moyen terme ?

    Je suis convaincu qu’une intelligence artificielle (probablement Google ou Facebook) fera mon travail bien plus efficacement dans 2 ou 3 ans et de manière ultra-personnalisée.

  2. Les newsletters sont de supers vecteurs de monétisation à condition qu’elles soient nichées, à très haute valeur ajoutées, et qu’elles répondent à un GROS GROS GROS problème identifié par votre niche.

    Un peu comme tous les projets de boites finalement ;)

    A mon sens, une newsletter de curation peut accompagner un service connexe (agence, produit, formation..) mais peut difficilement correspondre à une offre en tant que telle parce que la découverte n’est pas un médoc mais une vitamine ;)

    Les rachats fleurissent, c’est vrai. Mais c’est la niche qui définie la monétisation.

    Les sociétés rachètent une base de prospects. Plus la niche est identifiée, plus les prospects valent chers.

    Une newsletter pour curieux et amateurs de la tech n’est pas une newsletter de niche.

    En ce qui concerne le fait de créer du contenu payant, je trouve ça contre productif d’empêcher la viralité sous prétexte que l’info est payante.

    Une stratégie mix (25/75 - gratuit/payant) : freemium me semble être la plus adaptée si le contenu est d’une qualité hors norme.

    Vous ne payez pas Netflix pour le contenu (disponible en streaming gratuitement), vous payez pour le catalogue entier, la 4K, la facilité d’accès : pour l’expérience.

  3. L’incapacité de scaler

    La plume ou la curation dans mon cas fait la marque. Impossible d’automatiser ce travail ou de former une personne qui me permettrait de décorréler temps passées vs opportunités générées.

  4. L’attention des écrits est (encore) présente

    On parle partout de diminution de l’attention comme d’une maladie et des snacks contents comme étant le vaccin miracle…

    Mais…ce n’est pas l’attention qui manque.

    On regarde des concerts de plusieurs heures, des séries avec des dizaines épisodes, des sagas de films à n’en plus finir, des livres de 800 pages…

    C’est le manque d’émotions et d’authenticité dans les contenus.

    C’est les contenus vides de sens.

    C’est l’incapacité pour les créateurs de maintenir l’attention suffisamment longtemps.

    Alors on réduit la longueur des écrits.

    En espérant que la pilule passe plus facilement.

    En espérant qu’un scroll nous sorte de l’anonymat.

    Je pense que c’est une erreur.

    L’audio et la vidéo sont des mediums différents qui continueront d’exploser parce qu’ils se rapprochent plus d’une expérience réelle (donnant une valeur authentique à son auteur qui captive l’utilisateur par différents sens : audio+image)

    Les contenus écrits et longs, quant à eux, ont encore de l’avenir devant eux parce qu’ils sont actifs et forcent la réflexion… 90% des métiers cadres sont en fait de l’écriture.

    Il suffit de voir combien de temps on passe à répondre à nos mails.

  5. Pour cultiver notre différence avec les machines, il faut passer plus de temps à cultiver notre avantage compétitif d’être humain à savoir : notre créativité.

    J’ai donc, pris la décision de passer beaucoup plus de temps à écrire qu’à lire et faire de la curation.

    Je développe un nouveau projet autour de l’email marketing - medium que je trouve intemporel, personnel, sous employé et sous rentabilisé.

    Je vous en parle la semaine prochaine.

  6. Focus

    La décision de largement diminuer le nombre de publications vient également du fait qu’il faut se focaliser sur une offre et un service.

    A choisir je préfére avoir un impact très important sur une petite communauté de personnes, qu’un impact modéré sur un public plus large.

Voilà.

Merci encore à tous,

Portez vous bien en cette période de confinement (même si on a pas vraiment compris ce qu’il signifie)

A très vite,

Eytan